Aujourd’hui

Aujourd’hui, le changement climatique est admis par la communauté scientifique internationale, selon le consensus de quelque 2.500 scientifiques et de représentants gouvernementaux de 192 pays, rassemblés au sein du Groupe Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat.
Le changement climatique se définit comme une variation statistiquement significative de l’état moyen du climat ou de sa variabilité, soutenu pendant une période prolongée de plusieurs décennies (Gaye et al., 200). Le changement du climat est le résultat à la fois de la variabilité interne à l’intérieur du système climatique et des facteurs externes naturels et anthropiques. Le rayonnement solaire étant le plus important facteur naturel, tandis que les concentrations de gaz à effet de serre et des aérosols qui induisent un forçage radiatif au niveau du système climatique sont d’origine essentiellement anthropique (PNUD, 2014)
Le cinquième rapport du GIEC a, en effet, confirmé le réchauffement global de la planète, la responsabilité des activités humaines dans ce réchauffement et le risque, désormais élevé, de la survenue d’évènements météorologiques extrêmes, avec une augmentation de leur intensité. L’ampleur des risques liés au changement climatique est perceptible à travers les fortes répercussions sur les écosystèmes et sur l’Homme :
Pour un réchauffement compris entre 1,5°C à 2,5 °C, le GIEC estime que 20% à 30% des espèces animales et végétales seraient exposées au risque d’extinction. À partir de 3,5°C, entre 40% à 70% des espèces recensées pourraient disparaître de la surface du globe.
Pour une hausse de +3°C, située à peu près au milieu des projections du GIEC, les famines pourraient frapper jusqu’à 600 millions de personnes tandis que la pénurie d’eau pourrait concerner jusqu’à 3,5 milliards de personnes.